Résister
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Les nouveaux Robinsons se préparent au pire

L'horizon s'obscurcit. Quiconque a un peu de jugeotte comprend qu'on nous concocte des lendemains qui déchantent. Il serait peut-être sage de se préparer au pire, d'accueillir le changement en espérant le meilleur...

Fabrice 49 ans, père de cinq enfants vient de construire une maison sur un terrain de 2500 m², tout en pente, dans un petit hameau. La maison est moderne, mais le terrain… transformé en ferme : poulailler, clapiers, potager, mare, serre, cabane, occupent tout l’espace. Disparue la pelouse. Il produit son électricité, a des citernes pour recueillir l’eau de pluie. Il s’est également lancé dans des activités plus originales en créant un vivier à truite, un fumoir, l’élevage de vers de farine, la fabrication de bière, le séchage de viande.

Jérôme, salarié, a retiré la majeure partie de ses économies au grand dam de son banquier et garde l’argent chez lui. Il n’a plus confiance dans le système bancaire. David, apprend la chasse à l’arc. Virginie fait l’école à la maison. Christophe construit sa maison. Léon a sombré dans la « bocalite » aiguë : il en est à 108 grands bocaux et 25 pâtés parfaitement alignés dans son garage. Il compte arriver à 200, de quoi tenir plusieurs mois avec sa femme et ses deux enfants en cas de pénurie.

Fuir les villes

Un petit bout de terrain à la campagne devient le rêve d’un grand nombre de citadins. Comment expliquer cette nouvelle tendance qui bouscule le modèle de vie, hérité des années 70, petit pavillon, pelouse impeccablement tondue, vacances en Espagne ?

Ce modèle était basé sur une confiance implicite dans l’état pour pouvoir à nos besoins élémentaires : sécurité, abondance alimentaire et énergétique, système de santé performant. L’homme n’avait plus alors qu’à se préoccuper de remplir son temps libre de loisirs qui le reliaient à la communauté : sports, télé, plage.

L’Etat devient malveillant

Quelque chose a changé. L’insouciance propre aux années 70 a disparu. L’Etat n’est plus cette puissance bienveillante, l’Etat Providence…. Impuissant à garantir la sécurité, incapable d’assurer une gestion saine de l’économie du pays, endetté jusqu’au cou ; le système de santé vacille dangereusement, l’Education nationale a de bien piètres résultats.

Pire, l’Etat est non seulement perçu comme impotent mais de plus en plus comme malveillant, portant atteinte à nos libertés les plus fondamentales, à notre dignité, à notre identité. La méfiance qui s’est installée est profonde et durable. La gestion totalitaire du covid, la violence avec laquelle ont été licenciés des dizaines de milliers d’infirmières, médecins, pompiers, récalcitrants à la vaccination a fracturé la population. Il y aura un avant et un après.

« Emmerder » les non-vaccinés

« Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder », a déclaré le président français. Chacun sait dorénavant que sa liberté n’est qu’illusoire et ne tient qu’à un fil. Il suffira d’une gripette pour remettre la camisole obligatoire et nul ne sait jusqu’où le prochain gouvernement poussera le curseur. Les résistants deviendront alors d’excellents boucs émissaires.

La destruction du tissu social par une émigration massive, l’abandon de secteurs industriels stratégiques (Alsthom, EDF), la contamination massive de notre eau et des produits alimentaires par les pesticides contribuent à alimenter ce sentiment de trahison. « Emmerder les citoyens » devient un mode de gouvernance.

Se préparer

Bientôt des millions de véhicules seront interdits d’accès dans les villes, plongeant toute une partie des classes moyennes et populaires dans plus de précarité et pauvreté au nom du « climat ». Il a bon dos : pour info, le plus gros porte-conteneurs français brûle plus de carburant à lui seul que l’ensemble du parc automobile français… Ma voiture diesel Mégane break de 2004 consomme du 4,7l/100 km. Je ne suis pas sûr que les véhicules récents fassent beaucoup mieux.

C’est la valse des étiquettes, les prix s’envolent. Bien malin qui peut prédire le prix de l’électricité ou de la farine dans 2 ou 3 mois. Nous sommes rentrés dans les terres de l’incertain, qui sont aussi celles de la foi. Le Psaume 46 pourrait bien devenir le quotidien des croyants (et des autres, à Dieu ne plaise) : « Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. »

Les personnes les plus lucides commencent à prendre du recul. Elles se détachent et se « débranchent » du système. Elles inventent de nouveaux modes de vie, découvrent la résilience et la résistance. Je ne peux que vous encourager, dans la mesure de vos moyens, à vous préparer et à développer les capacités et talents dont vous et vos proches auront bien besoin.

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2 commentaires

  1. stigmamax says:

    Dommage, je suis arrivé à bientôt 72 ans. Sinon ce genre de vie me séduirait beaucoup. Je ne fais aucune réserve de nourriture, je crois que Dieu prend soin de moi jusque dans les petits détails.

    • Christophe says:

      Vous avez raison : « Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. »

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