Reconquête

Mondialisme : La perte de souveraineté des États

Comment les États membres de l'Union européenne ont progressivement perdu leur souveraineté, au profit des technocrates de Bruxelles, des lobbies qui manœuvrent dans l’ombre, mais aussi des États-Unis...

Le 9 mai 1950, Robert Schuman, l’un des pères fondateurs de l’Europe, fait une déclaration pour annoncer la création de la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier (CECA), afin de permettre aux pays membres, l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas, de mettre en commun leur production de charbon et d’acier. En 1957, le traité de Rome lance la création de la Communauté économique européenne (CEE), qui permet le libre-échange et l’élaboration d’une politique commune entre les États membres. 

Au fil des années, différents traités ont permis de faire évoluer la collaboration entre les États membres et d’en intégrer de nouveaux. L’Europe compte aujourd’hui 27 pays et s’est donnée pour mission de faciliter les échanges entre les États membres, de soutenir financièrement les pays les plus faibles, et de garantir la paix afin d’éviter que la tragédie de la Seconde Guerre mondiale ne se répète. C’est du moins la version idyllique qui est présentée dans les médias et à l’école, même si ce récit est de plus en plus contesté, notamment depuis la crise de la COVID-19. En effet, de nombreux citoyens se sont rendus compte que les États membres avaient progressivement perdu leur souveraineté, au profit des technocrates de Bruxelles, des lobbies qui manœuvrent dans l’ombre, mais aussi des États-Unis.

Un mythe fondateur

Selon Philippe De Villiers, homme politique et écrivain français, auteur du livre « J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu », l’histoire merveilleuse de la création de l’Europe serait en réalité un leurre. Il a écrit : 

« La ‘’construction européenne’’ fut en réalité une formidable opération planifiée depuis Washington par un petit groupe de décideurs politiques, industriels et hauts fonctionnaires américains et européens partageant quelques intérêts bien compris. » 

Philippe De Villiers et ses équipes ont eu accès à des documents déclassifiés, à Paris, New York, Washington, Berlin, Londres, Lausanne et Moscou. Plusieurs de ces documents ont révélé que Jean Monnet, l’un des pères fondateurs de l’Europe, avait été commissionné par les Américains pour créer un marché européen pour y écouler leurs produits et avoir également une mainmise sur les États membres. Cette version est à des antipodes des discours élogieux que l’on a l’habitude d’entendre concernant Jean Monnet. 

Qui gouverne réellement l’Europe ?

Ces deux dernières années nous avons été témoins à plusieurs reprises de la manière dont la Commission européenne a outrepassé son rôle en prenant des décisions qui étaient normalement du ressort des États.

En octobre 2020 par exemple, la Commission européenne a acheté le traitement Remdesivir du laboratoire Gilead pour une valeur de 1,2 milliard de dollars, sans tenir compte de l’avis de plusieurs experts qui considérait qu’il était inefficace pour soigner les patients atteints de la COVID-19. En mars 2021, la Commission Européenne, dirigée par Ursula von der Leyen, a conclu un contrat avec Pfizer Biontech pour 1,8 milliards de doses. En mars 2021, la Commission Européenne a adopté un passeport vert comme il est indiqué sur leur site : « Le 17 mars 2021, la Commission a adopté une proposition législative établissant un cadre commun pour un certificat vert numérique couvrant la vaccination, les tests et le rétablissement. ». En avril 2021, Olivier Véran avait pourtant rassuré les Français concernant le fait qu’il était contre la mise en place d’un laissez-passer pour encadrer la reprise des activités. Cependant, en octobre 2021, la France mettait en place un pass sanitaire, puis en janvier 2022 un pass vaccinal. Le 28 février 2022, Ursula von der Leyen déclarait que les médias Russia Today et Sputnik allaient être interdits dans l’Union européenne, en raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. La Commission européenne décida également de « la fermeture de l’espace aérien des Etats membres aux compagnies russes », ainsi que l’envoi de matériel militaire à l’Ukraine pour une valeur d’environ 450 millions d’euros.

Le destin des 450 millions de citoyens européens se retrouvent désormais entre les mains de 27 commissaires non élus, dont certains travaillent étroitement avec les lobbies. L’organisation non gouvernementale Transparency International estime en effet qu’ils sont au nombre de 26 500 à Bruxelles. Les SMS entre Ursula von der Leyen et Albert Bourla, l’actuel PDG de Pfizer, ainsi que leur proximité lors des « Distinguished Leadership Awards », où elle lui a remis le prix de l’Atlantic Council pour le récompenser du vaccin contre la COVID-19, en avait d’ailleurs troublé plus d’un.

En mars 2022, un traité international sur la prévention des pandémies voulu par l’OMS a vu le jour. Ce traité permettra à l’OMS de piloter la politique de santé des 194 pays signataires dont l’Europe, en cas de nouvelle pandémie.

Après les élections présidentielles, ce constat nous amène à une question cruciale : La France peut-elle encore reprendre le contrôle de son destin ou est-il déjà trop tard ? 

Pascal est cadre dans une multinationale. Il est également pasteur, entrepreneur et coach certifié John Maxwell en leadership et consulting. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages.​

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