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Biden et Trudeau menacent les manifestants d’Ottawa

Au 16ème jour de mobilisation à Ottawa, le Premier ministre canadien annonce, sans aller rencontrer en face ses opposants qui le lui réclament, qu'il faut lever les barrages et que chacun doit rentrer chez lui.

Ils occupent pacifiquement le centre ville d’Ottawa depuis 16 jours maintenant, et ne doivent leur « salut » qu’à la présence de nombreux enfants. Un routier sur quatre serait venu avec sa famille, habitant les spacieuses cabines de ces géants de la route. Les autorités viennent de décréter l’état d’urgence.

Sans la présence des familles, la police et l’armée auraient sans doute déjà donné l’assaut : les autorités, Premier ministre en tête, ont fait courir toutes sortes de rumeurs sur les manifestants. Au lieu de les recevoir comme ils le demandent depuis le début, ils les accusent (par caméra interposée, jamais en face) d’être violents, profanateurs, racistes, et même de dérober la nourriture de sans-abris. Un comble quand on connaît l’objectif du mouvement : le retour à la justice sociale pour tous. On les affame, on bloque les 10 millions de dollars collectés par eux et pour eux, on met des amendes à ceux qui les ravitaillent, qu’importe : quelques-uns offrent de leur nécessaire aux sans-abris en guise de réponse.

Le peuple canadien reste uni

Et si vous lisez les pancartes (regardez quelques minutes de cette vidéo) qui fleurissent partout à Ottawa, vous verrez la réalité de ces drames vécus par un peuple éreinté mais uni. Oubliées les guerres entre anglophones et francophones : c’est l’union sacrée. Les déclarations hors-sol du Premier ministre ne parviennent pas à diviser la population, comme on l’a vu en France, dont la capitale est gardée par une « milice » aux ordres du pouvoir. On la croirait inspirée des Bassijis motorisés de Téhéran.

A Ottawa, la situation est différente : policiers et militaires sont des gens du peuple qui ont une conscience et expriment leur désaveu de la politique vaccinale oppressive. Un nombre préoccupant de membres des forces de l’ordre à Ottawa se serait mis en congés ou en arrêt maladie, rapporte même le National Telegraph. Quand ils n’ont pas carrément démissionné (le quotidien parle d’un Sergent dont le nom n’a pas été rendu public). On se souvient du Tweet d’une courageuse policière qui affirmait que les messages de soutien des policiers étaient nombreux dans les radios de leurs véhicules : la censure est passée et toute trace en a disparu. Cette révolution non plus ne sera pas télévisée.

Depuis le premier jour, les routiers demandent à parler avec leurs responsables politiques : ceux-ci refusent, de peur de devoir affronter le réel. C’est ainsi qu’hier, vendredi 11 février, le Premier ministre Trudeau a pris la parole pour annoncer aux routiers les sanctions de leur perte de « crédit social à la chinoise ». Voici quelques points saillants de son affront supplémentaire à ces manifestants dont il ignore la souffrance et dont il minore le nombre. Il s’est concerté, pour adresser ses menaces, avec Joseph Biden, l’indigne président des USA, installé grâce à des élections truquées (quand on voit une chèvre qui challenge le tenant du titre, on comprend de suite que cette révolution-ci était produite par la télévision).

Les menaces de Trudeau (et Biden)

« Si vous avez rejoint les manifestants parce que vous êtes fatigués du Covid, vous devez maintenant comprendre que vous enfreignez des lois. Les conséquences vont être de plus en plus sévères. Vous finirez par perdre votre permis de conduire, vous aurez un casier judiciaire comme un criminel. Ceci impactera votre travail, votre voisinage et même votre capacité à voyager d’un pays à l’autre, et notamment aux USA. Nous avons entendu votre frustration avec le covid, avec les mesures qui sont là pour protéger les gens. Nous vous avons entendus, il est temps de rentrer chez vous maintenant. (…) Le président Biden et moi sommes d’accord que pour la sécurité de tous et pour l’économie, ces blocages ne peuvent plus continuer. » (C-Span, 11/02/2022)

Impuissant, le chef de la police locale, Peter Sloly, constate qu’il ne peut ni dissoudre, ni empêcher le ravitaillement d’un mouvement qui devient ce que furent à la France les débuts des Gilets Jaunes : le souffle d’Espoir de tout un peuple asphyxié. Le Canada n’est pas la France assurément, et la violence d’Etat n’aura pas là-bas l’effet qu’elle eut chez nous. D’autant plus que l’armée reste du côté du peuple – ce qu’elle a cesser d’être en France. A Québec, le narratif du covid s’effrite et le ministre Dubé est prêt de céder. Dans la province anglophone du Saskatchewan, les restrictions seront levées lundi. La lutte ne fait que commencer. Peut-être verrons-nous bientôt des foules adorant Dieu dans la rue ou choisir, comme ce fut le cas à Hong-Kong, un cantique en guise d’hymne officiel ?

Journaliste citoyen, chrétien, mari et père de 6 enfants, Nicolas aime l'investigation. Il est votre "Serviteur en Chef" sur RebootInfo.net.

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